Startup For Kids

19/12/2017

Cette année Demeter school participait au salon de Startup for Kids en tant qu'auditeur. Ce salon s'adresse aux parents plus qu'aux enseignants. Nous avons assisté à deux tables-rondes doit voici un compte-rendu synthétique :

 

 

Internet : mon enfant dans la jungle

 

Le résultat principal d'une enquête française portant sur 10.000 familles est qu'interdire à ses enfants l'utilisation d'internet ne fait que renforcer l'incitation, et les enfants des parents censeurs se comportent de manière plus dangereuse une fois qu'ils y ont enfin accès. Donc mieux vaut laisser ses enfants sur internet, à condition de se mettre d'accord avec eux sur les règles, de dire ce qu'on fera si les règles ne sont pas respectées, et de s'y tenir. Ça c'est pour l'aspect danger.

 

Qu'en est-il des apports d'internet ? Les écrans ne disparaîtront pas, alors apprenons à nous en servir. Ou sin vous préférez : l'éducation numérique fait désormais partie de ce qu'il faut apprendre à nos enfants, c'est comme la politesse ou traverser la rue. Encore faut-il aider les enfants à développer leur esprit critique face au flot ininterrompu d'informations qu'ils vont devoir gérer. Et l'estime de soi pour limiter le risque de harcèlement.

 

L'Intelligence artificielle (IA) : Une aide à la réussite scolaire

 

De plus en plus de startups proposent des plateformes éducatives numériques. Par exemple les professeurs de mathématiques peuvent utiliser "Kwyk" pour des exercices individualisés, l'élève obtenant tout de suite la correction. L'intérêt est double : L'élève peut alors recommencer s'il s'est trompé, et l'algorithme contenu dans la plateforme peut lui proposer l'exercice le plus approprié pour le faire progresser, et même éventuellement alerter l'enseignant.

 

Ce qu'on appelle l'intelligence artificielle, ce sont ces algorithmes qui permettent de construire un profil d'apprentissage (comme Amazon construit votre profil de consommation). L'avantage est de pouvoir proposer plein de chemins possibles, de les valider ou de les réfuter, et de les personnaliser pour chaque élève.

 

Est-ce que cela signifie que l'algorithme est meilleur que l'enseignant physique ? Non, il est complémentaire. Les neurosciences nous apprennent l'importance de l'implication émotionnelle pour la mémorisation. Or les humains sont bien meilleurs pour faire passer des sentiments que les machines. Par-contre la machine peut aider à la différenciation, enjeu de plus en plus important face à la disparité des élèves d'une même classe. L'intelligence artificielle est donc une aide pour l'enseignant.

 

 

Pour les start-ups comme Domoscio le but est de construire une filière edtech en collaborant entre les différents acteurs, les start-ups innovantes, les éditeurs connus, le Ministère. Pour être efficace, il faudra trouver des protocoles d'accord pour que les données d'un élève passent d'une plateforme à une autre. Et il faudra que l'élève ou ses parents puisse décider de ce que deviennent ses données.

 

 

 

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